CA BOITE  Feuillet 7 -

Elle ne marche plus, elle roule.
Elle est comme la feuille emportée sur le ruisseau qui coule,
Elle ne va pas où elle veut,
Elle va où elle peut;
Ici, il y a des marches, là un trottoir
Partout des pièges en forme de désespoir.

Ses éclats de rire
Rendent inefficaces le pire,
Transforment les larmes en bijoux nacrés,
Font traîner ses cheveux en forme de voie lactée.
Quand on les entend s'envoler
Ca fait comme un rap endiablé.

Ses jambes l'ont laissée tomber
Comme des rayons de soleil fatigué
Et elle vit assise dans le fauteuil
Telle une fleur que le matin on cueille.
Pourtant c'est un sourire qui nous accueille
Lumineux comme une étoile, doux comme un tapis de feuilles.


Ta bouche est un cri
De vie
Tes yeux, des lumières
Sans barrière
Tes mains, des dessins
Sans fin
Ton corps, une aurore
Couleur or

Oserai-je te dire un jour
Ce que tu nous laisses pour toujours:
La force de vivre et de rire
Dans les tempêtes, dans nos peurs et nos agir.
Avec toi, tout devient bagatelle
Sauf la vie, l'amitié, la fleur immortelle,
Sauf la joie d'être ensemble que tu transformes en danse,
Sauf l'espoir que notre espérance
Se réalisera au-delà de ce que nous osons espérer,
Sauf la justice, la paix, l'amour quand ils deviennent réalités

Comme une pluie douce et fine,
Tu donnes la vie, Corinne.
         
Airel

- B -

Ton nom sent bon comme une fleur,
Tes yeux tristes scintillent comme une rosée.
Pourquoi ces pleurs ?
Pourquoi ces nausées ?

"
J'en ai marre de ce fauteuil
Marre des bras en forme de treuil.
J'aime et ne peux être aimée
Je veux courir et suis abîmée.

Je suis déjà fatiguée à quinze ans
Fatiguée  d'avoir vécu depuis si longtemps.
Avec les amies, c'est pas le pied !
Dans le regard des autres, je suis niée.

Ras le bol de cette vie assise
Ras le bol de ces incessantes crises.
Même rire me fait mal !
Je ne peux pas attraper une balle !

Je n'en peux plus de ces longs voyages,
De refaire chaque semaine mes bagages.
Le foyer me devient invivable
Les kilomètres, imbuvables !

Dans mes rêves, je cours comme une folle,
Dans ma tête, je m'envole…
Je me réveille et je roule
Isolée dans la foule.

A quoi servent mes pensées !
Je ne puis les dépenser.
Pourquoi être vivante
Si c'est pour être dépendante ?
"


Alicia révoltée
Source de sa vitalité !
Là où il y a du cri
Il y a de la vie !
                       
Airel

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I N D E X
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